7e Gare fait revivre la mémoire du rail et de Mame Maodo

Dans son documentaire *7e Gare*, Abdoul Aziz Al Hussein Diop fait se rencontrer deux pans de l’histoire sénégalaise : le chemin de fer et le rayonnement spirituel et intellectuel de Seydil Hadj Malick Sy, dit Mame Maodo. Présenté dans un entretien publié par *Le Soleil* le 13 octobre 2026, le film suit les traces de cet héritage dans plusieurs villes du pays, dont Tivaouane.
Tivaouane, la septième station
Le titre renvoie à l’ancienne ligne ferroviaire Dakar-Saint-Louis. Dans l’entretien, le réalisateur rappelle que Tivaouane en était la septième station, après Dakar, Thiaroye, Rufisque, Sébikotane, Pout et Thiès. La gare devient ainsi un repère concret pour raconter les déplacements de Mame Maodo et les liens tissés entre les territoires.
Pour Abdoul Aziz Al Hussein Diop, le rail a facilité les déplacements et les échanges entre les populations. Il estime que ces circulations ont aussi permis à des érudits, dont Mame Maodo, de rencontrer les habitants et de transmettre leur enseignement. Le documentaire adopte cette lecture comme fil conducteur, en associant mémoire ferroviaire et patrimoine religieux.
Archives et traditions orales
Le film s’appuie sur des archives, des entretiens, des portraits et des témoignages. Le réalisateur explique que les recherches historiques, notamment celles du professeur Rawane Mbaye, ont orienté certaines séquences. Il évoque également la confrontation de traditions orales avec les travaux disponibles.
Cette mise en regard donne une place à plusieurs formes de transmission : les recherches apportent des repères historiques, tandis que les témoignages éclairent la manière dont l’héritage de Mame Maodo a marqué différentes villes. Le documentaire entend rendre cette histoire accessible aux jeunes générations par le cinéma et l’audiovisuel.
Une projection suivie d’un débat sur le rail
Une projection de *7e Gare*, annoncée pour le 17 octobre 2026, devait être suivie d’un panel sur la relance et l’avenir du chemin de fer au Sénégal. Selon l’entretien du *Soleil*, des acteurs du secteur ferroviaire et des autorités religieuses devaient prendre part à la rencontre. Le réalisateur évoquait aussi des projections itinérantes dans les villes abordées par le film.
Le documentaire porte ainsi un regard culturel sur des mémoires qui se croisent : celle du train et celle d’un guide religieux dont l’influence s’est étendue au-delà de Tivaouane. Son sujet concerne plusieurs territoires sénégalais, sans établir de lien particulier avec la commune de Tivaouane Peulh-Niaga.
Références : heritage.sn · lesoleil.sn · directnewsinfo.com




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