Lac Rose : la CHATAK réclame la levée des blocages fonciers

Une quatrième marche pour interpeller les autorités
La Coopérative d’habitat And Tabax Kër (CHATAK), qui regroupe des travailleurs de La Poste du Sénégal, a organisé une quatrième marche de protestation au sujet de parcelles situées dans la zone du Lac Rose. Le défilé est parti de l’École nationale des postes et s’est achevé par une tentative de remise d’un mémorandum au préfet de Rufisque.
La coopérative demande que soient levés les blocages qui, selon elle, empêchent ses membres de disposer de leurs terrains. Saliou Gningue, son secrétaire administratif, affirme que les démarches liées aux parcelles sont paralysées et que les travailleurs ne peuvent ni en jouir ni faire avancer leurs projets.
La VDN et le pôle urbain au centre des revendications
La CHATAK relie la situation au prolongement de la Voie de dégagement nord (VDN) et à l’aménagement du pôle urbain du Lac Rose. Elle estime que les mesures de blocage associées à ces projets n’ont plus de fondement, au regard des délais prévus pour les expropriations ou les indemnisations.
Cette appréciation est celle de la coopérative : les éléments rapportés ne permettent pas d’établir qu’une autorité compétente a confirmé la caducité des mesures contestées. Le différend soulève néanmoins des questions relevant de l’action publique, notamment sur la gestion des terrains concernés et le suivi des projets d’aménagement.
Plus de 500 ménages concernés, selon la coopérative
Les membres de la CHATAK disent avoir cotisé pendant plus de quinze ans pour acquérir et aménager leurs parcelles. La coopérative affirme que plus de 500 ménages sont touchés et que les mutations foncières, les ventes et les constructions individuelles sont à l’arrêt.
Elle alerte aussi sur les conséquences de l’aménagement du pôle urbain pour les villages riverains, dont Niague. La CHATAK demande le retrait des repères installés sur le terrain par Ageroute et affirme que ses représentants n’ont pas trouvé d’interlocuteurs lors de leur passage à la préfecture. Elle appelle les ministères concernés et la direction générale d’Ageroute à intervenir.
Références : seneweb.com



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