Les prix des légumes pèsent sur les achats au marché de Tivaouane Peulh

À Tivaouane Peulh, la vente au kilogramme change les repères
Au marché de légumes de Tivaouane Peulh, la vente au kilogramme complique les achats des ménages habitués aux petits tas vendus à prix fixe. Dans un reportage publié le 7 septembre 2026, le média Mousso rapporte que, lors de son enquête, le kilo de tomate ou d’oignon vert atteignait 1 000 FCFA. Ces tarifs décrivent la situation observée à ce moment-là, et non des prix permanents.
Pour les clientes qui achetaient auparavant des légumes par lots de 100, 250 ou 500 FCFA, la pesée rend plus difficile l’évaluation de la quantité obtenue pour une dépense donnée. Le changement peut aussi réduire la possibilité de composer un panier en additionnant de petits achats.
Un marché déplacé, des approvisionnements plus compliqués
Selon Mousso, les vendeuses avaient été déplacées vers un espace plus exigu après la fermeture temporaire de l’ancien site pour travaux, au début du mois d’août. La circulation entre les étals s’en trouvait resserrée, tandis que les commerçantes devaient s’organiser dans un nouvel emplacement.
Le reportage décrit également des difficultés d’approvisionnement. Certaines vendeuses, qui recevaient auparavant leurs marchandises de zones de production comme Diogo ou Notto, expliquent devoir se déplacer jusqu’aux champs pour trouver des légumes. À ces achats s’ajoutent les frais de transport, qui pèsent sur le coût de revient et limitent la marge de négociation.
Des marges étroites entre productrices et revendeuses
Toutes les vendeuses ne travaillent pas de la même façon. Certaines cultivent elles-mêmes leurs légumes avant de les vendre au marché, tandis que d’autres achètent leur marchandise à des producteurs ou à des intermédiaires. Cette différence joue sur leurs coûts et sur leur capacité à proposer des prix bas.
Le reportage rapporte ainsi le cas d’une vendeuse qui disait avoir acheté le kilogramme d’oignon vert à 900 FCFA et le revendre à 1 000 FCFA. Dans une telle situation, une réduction supplémentaire peut absorber une grande partie de la marge, voire entraîner une vente à perte.
Pour les ménages comme pour les commerçantes, le prix affiché ne raconte donc qu’une partie de l’échange. La quantité obtenue, le coût d’approvisionnement, le transport et les conditions de vente déterminent aussi ce que rapporte chaque achat au marché de Tivaouane Peulh.
Références : mousso.sn




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